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Prestataire web disparu : que faire, dans quel ordre.

L'agence ne répond plus, le site vieillit sans personne aux commandes. La procédure complète pour reprendre la main sans rien casser, et sans se faire prendre en otage.

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Dans l'ordre : vérifier ce qui tourne encore (site, mails, date d'expiration du domaine), sécuriser le nom de domaine, récupérer tous les accès, sauvegarder ce qui est accessible, puis seulement décider entre réparer et refondre. Un audit écrit de reprise coûte 290 € HT ici, et la plupart des situations se règlent.

Vérifier ce qui tourne encore

Avant toute démarche, faites l’état des lieux, il prend dix minutes :

  • Le site s’affiche-t-il, sur ordinateur et sur téléphone ?
  • Les mails de l’entreprise arrivent-ils toujours ? Beaucoup de boîtes pro dépendent du même prestataire que le site.
  • Le formulaire de contact fonctionne-t-il ? Envoyez-vous un message test.
  • Quand le nom de domaine expire-t-il ? L’information est publique : cherchez « whois » suivi de votre domaine. Une expiration proche est LA vraie urgence, car un domaine perdu peut être racheté par n’importe qui.

Notez tout, avec des captures d’écran datées : cet état des lieux servira de référence pour la suite.

Sécuriser le nom de domaine

Le domaine est votre actif le plus important : il porte votre adresse web et souvent vos mails. Vérifiez à qui il est enregistré. S’il est à votre nom, retrouvez l’accès au compte du registrar (OVH, Gandi, Ionos…) par la récupération de mot de passe. S’il est au nom du prestataire, demandez par écrit le code de transfert (dit aussi code auth ou EPP) : il permet de rapatrier le domaine chez un registrar à votre nom. Un prestataire joignable le fournit sans difficulté ; face au silence, le registrar ou, en dernier recours, l’AFNIC pour les .fr ont des procédures de récupération pour le titulaire légitime.

Récupérer les accès, tous les accès

Faites la liste et réclamez par écrit : hébergement, administration du site (CMS), base de données, statistiques, et les éventuels comptes tiers créés pour vous (paiement, envoi de mails). Une demande simple, datée, envoyée au dernier contact connu, suffit souvent. Gardez une trace de chaque relance : si la situation devait se durcir, cet historique prouve votre bonne foi. Et dès qu’un accès est récupéré, changez le mot de passe.

Sauvegarder avant de toucher

Avant toute réparation, sauvegardez ce qui est accessible : export du CMS si vous y entrez, copie des textes et des images page par page sinon. Un site cassé qui s’affiche encore peut cesser de s’afficher demain, et des contenus accumulés pendant des années valent cher à reproduire. Cette sauvegarde rend toutes les décisions suivantes réversibles.

Réparer ou refondre : décider avec un audit

La bonne décision dépend de l’état réel : un site sain à la technique vieillissante se répare ; un site bâti sur un outil abandonné ou truffé de bricolages se refond, en récupérant les contenus. C’est ce qu’un audit tranche. Ici, la reprise de site commence par un audit écrit à partir de 290 € HT : ce qui tourne, ce qui est cassé, ce qui manque, et la recommandation chiffrée (réparation ou refonte, à partir de 390 € HT). Vous décidez sur pièces.

Éviter que ça se reproduise

Trois règles pour la suite, à exiger de n’importe quel prestataire : le domaine à votre nom, les accès dans votre coffre (pas seulement dans le sien), et un cadre écrit qui dit ce qui vous appartient. C’est le fonctionnement par défaut ici : tout est réversible, et l’hébergement avec surveillance et sauvegardes chiffrées démarre à 19 € HT par mois. Si vous êtes en plein dans cette situation, décrivez-la en trois phrases : réponse sous 24 h ouvrées.

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